Philippe FOURNIER

Localisation :
Bayonne
Profession :
Shampooing douche
Centres d'intérêts :
Rien !
Citation préférée :
"Bon, il faut vous dépêcher, je dois faire mon rapport avant la nuit, le commissaire se couche tôt à cause de ses problèmes gastriques." (Inspecteur Tolstoï dans ACCROCHEZ-VOUS)

À propos de l'auteur :

Un souvenir de l'agent Perdreau de Scotland Yard :


 


La première fois que j’ai rencontrée l’inspecteur Tolstoï, c’était dans les toilettes pour dames du commissariat central de Zurich. Je ne m’étais pas vraiment trompé puisqu’il n’y a jamais eu de toilettes pour dames au commissariat central de Zurich.


J’avais été envoyé en mission en Suisse par mon gouvernement. Oui, parce que moi, je ne suis pas tout à fait Suisse, je suis un sujet britannique. Le premier ministre (David Lloyd George, dit Le Thon de Liverpool)  m’avait chargé d’apporter les règles du polo au premier ministre Suisse (surnommé Le suisse). Seulement, j’ai perdu ma valise dans le train. En vérité, j’ai mis ma valise dans un train et je suis monté dans un autre (ce n’était pas de ma faute, il y avait plein de trains). J’ai voulu déposer une déclaration de perte au guichet de la gare, mais un type charmant m’a dit « Il n’y a pas écrit Médor ici ! » en me montrant son front maculé de chocolat. Je n’ai pas compris, l’humour Suisse n’est pas ma tasse de thé (« ni mon furoncle », comme le dit souvent ma grand-mère). Donc, je me suis rendu au commissariat central de Zurich, qui est extrêmement facile à trouver, c’est écrit dessus.


L’inspecteur Tolstoï a été d’une grande gentillesse, surtout après les six heures d’interrogatoire.


Elle m’a simplement dit : « Votre problème, ce sont les règles du polo qui sont restées dans votre valise. Vous devriez essayer de vous en souvenir et de les noter sur une feuille de papier qui vous sera facturée 100 francs suisses. »


Le polo n’est pas un sport très simple, comme les fléchettes par exemple. En plus, il y a des chevaux. J’ai toujours eu des difficultés à comprendre des individus qui mangent du foin.


    Est-ce qu’il y a un ballon ? m’a demandé l’inspecteur Tolstoï.


    Non. Enfin, pas vraiment ; on ne peut pas appeler ça un ballon. C’est plutôt une balle. Les joueurs tapent dans cette balle avec un maillet.


    Est-ce que ça se joue à l’intérieur d’un pub ?


    Non. Sur un terrain. Munis d'un long maillet en bambou, les joueurs doivent marquer le plus de points possible en envoyant une balle dans les buts adverses. Il ne leur est pas interdit de parler, mais il est rare qu’ils entretiennent une conversation tout en jouant. Quant aux chevaux, d’après moi, ils ne comprennent pas les règles.


    Et si le match n’est pas standard ?


    C’est du rugby ! Parce que le polo est un jeu particulièrement intense et rapide, les règles qui l'organisent sont très strictes afin d'assurer à ses pratiquants une sécurité optimale. Par exemple, on ne doit pas couper la ligne de trajectoire de la balle ni celle de son titulaire, on ne doit pas zigzaguer devant un adversaire ni l'aborder trop brutalement en lui tapant sur la tête. De même, cavaliers et chevaux disposent d'un équipement complet leur permettant d'évoluer sans risque sur le terrain. L’armure n’est toutefois pas recommandée.


    Combien y a-t-il de joueurs ?


    Une équipe est composée de 4 joueurs; je ne compte pas les chevaux, bien entendu.


    Comment est le maillet ?


    Le maillet a un manche en bambou d'une longueur d'environ 127 cm et une tête en bois dur d'environ 24 cm de long pour environ 4 cm de large. La poignée en est arrondie d'un côté et avec une arête de l'autre, comme celle des bâtons de ski, et est munie d'une dragonne. Je le sais car mon oncle Bobby en possède un pour se gratter les pieds.


    Eh bien voilà, vous avez trouvé les règles, agent Perdreau.


    Pas complètement. Je sais qu’il y a des handicaps, mis quels sont ces handicaps, je n’en ai aucune idée ?


    Peut-être que les joueurs doivent porter des sacs de patates ?


    C’est possible. Mais faut-il peler les patates avant ?...


 


Ensuite, l’inspecteur Tolstoï m’a offert un déjeuner dans l’arrière-salle du commissariat central ; l’arrière-salle que les policiers de mon sexe (mâle) appellent les toilettes pour dames, mais c’est pour rire, il n’y a toujours pas de toilettes pour dames. Des saucisses, uniquement des saucisses.


    Je mange des saucisses, ça fait travailler ma mémoire, m’a-t-elle dit.


    Oui, chez nous aussi, à Londres, nous avons besoin d’une bonne mémoire. Nous prenons beaucoup de photos.


    Vous mangez des photos ?


    Non, nous les rangeons dans un tiroir.


Je n’ai pas pris de dessert, deux saucisses de plus ça faisait trop.


L’inspecteur m’a montré son bureau. C’était un bureau classique, un peu comme le mien mais plus grand parce que moi je n’ai qu’un demi bureau que je partage avec un mime ; plusieurs mimes travaillent dans mon commissariat, ils ne font pas de bruit quand ils s’introduisent chez des suspects, c’est important. L’inspecteur m’a présenté le dossier criminel sur lequel il travaillait depuis plusieurs mois : l’affaire du planteur de noyers.


    C’est un type qui plante des noyers la nuit dans les rues de Zurich. Nous avons du mal à l’arrêter, il se cache dans un arbre mais nous ne savons pas quel arbre.


    Un noyer, peut-être ?


    Non, il est trop malin pour ça. nous pensons que ce serait plutôt un cerisier, mais nous n’avons pas encore mis la main sur un cerisier.


    Qu’allez-vous faire ?


    Nous allons ramasser les noix…


Le soir, j’ai dormi chez l’inspecteur Tolstoï. C’était très bien, mis à part les berceuses jusqu’à trois heures. Le lendemain, j’ai rencontré le premier ministre Suisse, je lui ai donné les règles du polo, il m’a dit que finalement il allait jouer au rami, puis j’ai repris le train en direction de Londres.


Voilà tout ce que je connais de l’inspecteur Tolstoï, c’est peu. Alors, je me demande pour quelle raison on m’a expressément demandé d’écrire cette préface ?  Et que signifie le mot « préface » ? Est-ce que ça a quelque chose à voir avec une radioscopie ? Et est-ce que je vais avoir une belle médaille ?... Excusez-moi, je stoppe, je dois surveiller l’eau qui boue pour mes carottes râpées…

Billets de dada2008

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Une nouvelle photo sur le site (page d'accueil).

Théâtre des Variétés

 

C’est parti pour ACCROCHEZ-VOUS !

 

Une première critique déjà :

Accrochez-vous !,
Discussion initié par retrebelle le 24 septembre 2008 à 14H44.


J'étais à la première et merci à la production. C'est à ne pas manquer. Le sujet de la pièce c'est du délire, c'est une montée en puissance progressive qui jamais ne faiblit. Les comédiennes et le comédien sont vraiment en performance pendant toute la durée. Ils jouent juste dans la démesure et le loufoque, ils n'en rajoutent pas et maitrisent le tout dans un rythme effréné. Je leur dit bravo, parce que c'est du théâtre qui nous donne du bonheur. La mise en scène est moderne, avec quelques originalités et l'osmose entre le metteur en scène et les comédiens se ressent pendant toute la pièce. Les décors sont en harmonie de l'époque et sont partie prenante de l'ensemble. Si vous voulez vous détendre et vous amusez alors "Accrochez Vous"..

Première à Paris

 

23 septembre à 20 heures première représentation de la pièce Accrochez-vous de Philippe Fournier et Sébastien Heurtel au Théâtre des Variétés.

Adresse
7 boulevard Montmartre
75002 Paris

Métro
Grands Boulevards

Des photos des représentations à Avignon

Sur le site quelques photos des représentations qui se déroulent en ce moment au Théâtre Pittchoun...

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